Carte blanche à Richard DINDO

Vendredi 27 novembre PCC – salle B 20h 30

Une saison au paradis de Richard DINDO


(1997- 90 minutes)

Le film raconte un voyage du poète sud-africain Breyten Breytenbach avec sa femme Yolande à travers son pays d'origine, voyage qu'ils avaient fait une première fois en 1973.
Ainsi le film devient comme le souvenir et le rappel d'une autre voyage et se déroule en quelque sorte en même temps dans le présent et dans la mémoire.
Voyage dans le passé, à la fois poétique et émouvant, joyeux et amer et que le poète commente lui-même à travers des textes tirés de ses journaux africains, une déclaration d'amour à ce pays bien-aimé et une critique impitoyable de ce régime honni et inhumain de l'apartheid

C’est après "Ernesto "Che" Guevara, Journal de Bolivie" (1994) (programmé dans le cadre du Festival « AUX ÉCRANS DU RÉEL 2008 », que R. Dindo réalise en 1996 "Une Saison au paradis", d'après l'œuvre autobiographique de Breyten Breytenbach

 

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Samedi 28 novembre PCC – salle B 14h

Genet à Chatila de Richard DINDO

( 1999-90 minutes)

Mounia, une jeune femme, part sur les traces de Jean Genet, d’abord à Chatila où elle rencontre des survivants du massacre, puis à Amman et sur les rives du Jourdain, là où il a partagé la vie des Feddayins.
Tout au long de son voyage, Mounia lit ''Un captif amoureux'' et, comme le faisait Genet en l’écrivant, elle écoute sans cesse le Requiem de Mozart.

"Genet à Chatila" est un voyage. Tout commence à Paris. Une jeune femme, Mounia Raoui, rencontre Leila Shahid avec qui Genet est allé à Beyrouth en 1982 au moment de l'entrée des troupes israéliennes dans la ville. Elles parlent dans la chambre d'hôtel où l'écrivain vécut ses dernières heures, luttant contre la maladie pour terminer la rédaction du "Captif amoureux".
Le ton du film est donné. Calme, nostalgique, il a la sérénité des deuils accomplis, la concentration douce des efforts de mémoire quand, au matin, on veut retrouver son rêve de la nuit…
…"Quatre heures à Chatila" et "Un captif amoureux" sont les derniers textes de Jean Genet. Après avoir renié son oeuvre et cessé d'écrire pendant près de trente ans, le réel lui saute à la figure et le pousse à témoigner du massacre qu'il a vu dans le camp de Chatila, de la lutte des feddayin qu'il a accompagnée. Une expérience de l'Histoire et du regard a amorcé la venue des mots. Sur cette expérience Richard Dindo revient, cherchant à remonter, en sens inverse, depuis le texte jusqu'à l'image…

Hélène Raymond

 

 

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Samedi 28 novembre PCC – salle B 16h

La maladie de la mémoire de Richard DINDO
(2002-90 minutes)

Avec beaucoup de tendresse, le réalisateur nous amène au plus près de personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Dans l'intimité des familles , à travers des entretiens avec les proches , les malades et les soignants, il nous fait découvrir comment évolue la maladie et le bouleversement relationnel qu'elle entraîne : la communication de plus en plus difficile, le désarroi des parents, leur courage et leur dévouement.

« Le travail de la mémoire est le grand thème qui parcourt toute l’œuvre du cinéaste documentaire suisse Richard Dindo. La maladie d’Alzheimer et son processus de perte inéluctable ne pouvaient donc que toucher l’auteur de Rimbaud, une biographie (1991). Avec une équipe réduite, Dindo qui filme et, surtout, écoute plusieurs couples dont l’intimité est bouleversée par la terrible maladie.
Ce que le documentariste parvient à saisir avec une acuité respectueuse, c’est la douleur sourde de ce que les spécialistes nomment le «deuil blanc»… Progressant par pallier irrémédiable, la maladie d’Alzheimer contraint les proches à une sorte d’au revoir permanent. Chaque avancée du mal fait disparaître une part d’intimité, efface tout un pan de l’être aimé, alors qu’il continue de vivre là sous nos yeux! Au gré des témoignages, transparaît peu à peu l’idée, si belle mais scientifiquement non fondée, que l’amour peut freiner la progression de la maladie. … » extraits d’un texte de Vincent Adatte

 

 

 

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Samedi 28 novembre PCC – salle B 18h

Aragon, le roman de Matisse

de Richard DINDO

(2OO3-52 minutes)

Le film raconte Matisse à travers Aragon. Les textes du poète sur le peintre, les tableaux et les dessins du peintre faits pendant la guerre, les dessins de Matisse représentant Aragon et Elsa Triolet, les photos de Matisse et de ses modèles, les lieux où les deux hommes se sont rencontrés dialoguent pour exprimer le travail et la vision du monde d'un grand peintre

1941: le couple d’écrivains Louis Aragon et Elsa Triolet se sont «repliés» sur Nice, fuyant la zone occupée par les Nazis. C’est là qu’ils rencontrent, et se lient d’amitié, avec Henri Matisse. Aragon décide d’écrire un livre sur le grand peintre, «Henri ;Matisse, roman» est ce projet qui ne sera achevé qu’en 1970, juste après la mort d’Elsa. Le rapport entre le mot et la peinture est le sujet principal de l’oeuvre.
Avec Aragon: le roman de Matisse, Richard Dindo crée une relecture filmique du texte d’Aragon «Henri ;Matisse, roman»qui prolonge le dialogue entre l’image et le mot. Dindo n’illustre pas simplement l’importance qu’Aragon donne à la difficulté d’utiliser le langage écrit pour parler de peinture: il va plus loin en utilisant le langage filmique pour reproduire ce que le mot écrit est incapable de décrire.
Trompeusement simpliste, la méthode de Dindo associe des vues de Nice filmées pendant l’hiver 2001 à des extraits du livre d’Aragon lus en off, des peintures, des dessins et des photos de Matisse, à l’oeuvre. Le résultat donne une mise en abyme, une structure ingénieuse qui montre les paysages qui ont inspiré l’artiste, la peinture résultante et la réponse littéraire d’Aragon aux deux, l’environnement naturel et la vision artistique de Matisse.
Toutes deux, aussi bien les vues de la Nice actuelle comme les peintures de Matisse, sont pénétrées d’une lumineuse beauté. Mais il y a aussi des moments sombres quand ni Dindo ni Aragon ne nous permettent d’oublier la fureur de la guerre tandis que Matisse peignait – comme le dit Aragon - «pour embellir le monde».
visionsdureel.ch

 

 

 

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Samedi 28 novembre PCC – salle B 20h30                 en AVANT PREMIERE

Les rêveurs de Mars
de Richard DINDO

(2009- 83 minutes )
Un groupe d’américains - des savants, des ingénieurs, des architectes, mais aussi des particuliers, des jeunes et des moins jeunes vivant éparpillés dans tous les Etats-Unis - pensent que l’humanité devrait rapidement s’installer sur Mars pour y retrouver les origines de la vie et y installer une nouvelle civilisation, une nouvelle race d’hommes.

« J’ai toujours aimé l’Amérique et « les images américaines », la « visualité américaine », l’optimisme et l’émotionalité américains (je ne parle pas politique ni idéologie), ainsi qu’un certain cinéma américain des années 40 et 50 surtout.
J’ai toujours eu envie de faire un jour un film aux Etats-Unis et d’y filmer des gens et des paysages. J’ai toujours aussi été fasciné par la planète Mars et par la possibilité d’une vie extra-terrestre. Ayant souvent fait des films sur des rebelles et des résistants, j’aime également les rêveurs et les utopistes. Car c’est à peu près la même chose. Et dans les deux cas, il y a la probabilité de l’échec et de la déception. Les premiers je les ai souvent filmés avec un air de mélancolie et de deuil, vu les défaites qu’ils ont traversées. Ces « utopistes » et rêveurs américains, je les ai regardés et écoutés avec l’habituelle sympathie que je porte à tous mes personnages, mais cette fois aussi avec un brin d’humour et d’ironie.
Voilà en quelques mots les raisons de ce film. »
Richard Dindo

 

 

 

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