Au fil d'une œuvre: Thierry COMPAIN

Jeudi 27 novembre Cinéma Le Royal 20h30

Plage des dames

Thierry COMPAIN

53’ 2008

Production 24 images, France 3 Ouest

Une petite plage, toute simple, sur une île bretonne, bordée de rochers de granit.
Gisèle, Monique, Andrée, Désirée et d'autres femmes s'y retrouvent tous les après-midi, depuis une dizaine d’années, dès les premiers beaux jours d’avril jusqu’aux derniers jours ensoleillés d’octobre. Elles ne manqueraient pour rien au monde ces rendez-vous quotidiens qui finissent par prendre une allure de rituel quasi existentiel.
Hardies, comme pour faire venir plus vite les beaux jours, nos mamies s’arment de leurs lunettes de soleil, de leurs sacs de plage et investissent ce lieu qui devient alors une scène de théâtre où, loin des images connues, stéréotypées, des vacances d’été, se joue autre chose.
La plage au quotidien, c’est alors les histoires racontées, les petites choses de la vie, le partage des soucis, des rires, des drames, l'amour... et surtout l'attente du retour des enfants et petits-enfants pour le temps des vacances avec sa dialectique intergénérationnelle et territoriale.
"Plage des dames" : Une chronique tendre du temps qui passe, une métaphore entre les saisons du temps et les saisons de la vie

 

Jeudi 27 novembre Cinéma Le Royal 21h45

Le tailleur de sons-
Yann PARANTHOEN

Thierry COMPAIN

55’ 1990

production Le Lézard vert, France 3 Ouest
Mention Spéciale de la presse internationale

Festival international
du Documentaire de NYON ( Suisse)

A travers ses œuvres, Yann Paranthoën nous laisse l’un des plus beaux manifestes pour le langage radiophonique. Tailler du bruit pour faire du son, opérer le son pour inventer un langage, dans le dérailleur de Bernard Hinault ou sur les pas de madame Lulu, femme de ménage à Radio France. Peindre l’inouï, populaire et savant tout à la fois, car, comme le disait Yann : « A la radio, il s’agit de choisir des mots qui ont un sens bien sûr, mais surtout une force de couleur…
Auteur, il l’était, par l’amour du sonore à déguster comme un bon vin qui aurait pris le temps de vieillir, par l’évidence paradoxale de ses propos :« Il faut enregistrer les minutes de silence. Aucune minute de silence ne fait le même bruit. »

Le tailleur de sons